Même si je fais semblant d'aller bien, aujourd'hui ce n'est pas le cas. Tout recommençait pour le mieux et tout se dégrade peu à peu. Il est revenu. Comme un fantôme qu'on essaye d'oublier. Comme un esprit qu'un exorciste aurait éliminé. Il ne sait sans doute pas le mal qu'il me fait. Il ne sait sans doute pas le bien qu'il me fait. Ce soir je dirais en tout et pour tout deux mots après avoir raccroché. Mon estomac est noué et incapable d'avaler quoi que ce soit. Je ne saurais dire si cette boule au fond de mon ventre vient de la culpabilité, de la fierté, de la haine, ou de l'amour. Je crois que c'est un mélange de tous ces sentiments qui font qu'on se sent mal. Pour mon ventre il n'est qu'un prétexte. Pour ma bouche il n'est qu'un défi. Pour mes yeux il est un inconnu. Pour mon cerveau il est un mystère. Et pour mon coeur il est une eau de vie. J'ai peur. Je l'avoue, j'ai peur. Peur de le perdre alors qu'il n'avait plus erré depuis deux mois tout au plus dans ma tête. Peur de ne savoir quoi faire lorsque quelqu'un me préviendra de son sort. Sera-t-il toujours là ? A-t-il dit cela en le pensant ou pour me faire réagir ? Il est, je dois l'avouer, la personne la plus étonnante que j'ai rencontré de toute ma vie. S'il ne m'avait jamais parler, je l'admirerai soyez-en sure. Il a de nombreux talents et nombreuses qualités qu'on ne peut ignorer. Mais il m'a effectivement parlé. Il m'a parlé comme jamais personne ne m'avait parlé auparavant. Il m'a résumé ma vie en moins de temps qu'il ne faudrait pour lire les vingts premières pages d'un romans. Et sans se tromper à aucun moment. Depuis ce jour, le jour où l'on s'est vraiment parler, je concerve ce texte. Je me rappelle la petite larme qui avait roulée sur ma joue en attendant que la fin de ce résumé approche. A-t-il vu cette larme ? Je le crois, oui. Mais s'en souvient-il? Je ne pourrais vous le dire, il m'épatte toujours. Il a toujours l'explication, la justification et la memoire qui vous laisse sur le cul. Il a des visions bien à lui, aussi déplaisantes soit-elles pour certains. Il a un visage doux. Et à entendre sa voix, vous ne vous donnez plus la peine de parler. Le fait qu'il parle est déjà emplement suffisant. Il écrit. Oui, il écrit. Il écrit comme une personne normale mangerai. Dailleurs il serait outré de voir les fautes d'ortographes qu'il y a dans grands nombres de mes articles. Mais ce n'est pas déplaisant. Ce qui est déplaisant chez lui, c'est qu'il est lunatique. Il est nonchalant, du moins il le croit, ou il essaye de le faire croire. Et il est pessimiste à un point où l'on ne sait quoi faire pour lui donner tort lorsqu'il parle de mort, de malheur, ou de peine. Mais c'est ce qui fait qu'on s'attache à lui. Qu'on s'éloigne de lui... Il n'a jamais l'impression d'être heureux. Il n'a pas besoin de ces yeux pour voir, ni de ses oreilles pour entendre, il ressent les choses. Et je l'ai peut etre perdu, mais s'il lit ceci, j'aurais peut etre gagné peu, mais assez pour qu'il revienne sur sa décision.
Andrew ne crois plus que je te haie .
[ Il n'est jamais trop tard ]